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La relève entrepreneuriale

28 février 2011 - Par Johanne Martin

Nos spécialistes partagent leur expertise

Selon la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante, la moitié seulement des entreprises survivent à la deuxième génération de dirigeants. À la troisième génération, il n’en subsiste plus que 15 %. Les statistiques révèlent par ailleurs que d’ici cinq ans, 41 % de ceux qui sont présentement assis sur le siège du conducteur prévoient se retirer, mais qu’à peine 35 % sont prêts. Comment réussir ce périlleux virage qu’est celui du transfert d’entreprise ? Des représentants de cinq firmes spécialisées partagent leur expertise.

D’entrée de jeu, Marcel Bérubé, président de Groupe Perspective, rappelle qu’il est relativement nouveau de parler de relève en affaires. Il en veut pour preuve le peu d’entreprises centenaires au Québec.

« Nous abordons un premier cycle important où les baby-boomers qui se sont lancés en affaires arrivent à la retraite, lance celui qui s’intéresse à la question du transfert depuis une bonne dizaine d’années. Dans ce processus, la première chose à considérer est évidemment l’aspect humain. Les recettes toutes faites, personnellement, je n’y crois pas. »

S’il préconise l’accompagnement du propriétaire dans la démarche, M. Bérubé insiste aussi sur le caractère primordial du choix et de la préparation de la relève… et d’un plan qui doit intégrer l’adhésion de la famille et des employés. « Un transfert, c’est transparent ; il ne faut pas que ce soit un secret, prévient-il. Il est essentiel que le personnel soit engagé dans la transition, parce qu’autrement, il y a risque de perte d’employés clés. Il faut également savoir que réside souvent, dans le transfert, une formidable occasion de donner un second souffle à l’entreprise et qu’il peut être avantageux de l’exploiter. »

Pour maximiser les chances de réussite de l’opération, le président du cabinet de services-conseils se plaît à dire qu’il importe de savoir où l’on va, mais encore plus de savoir comment s’y rendre. Deux fois par année, il propose d’ailleurs aux entrepreneurs des séminaires d’information sur le sujet.

Protéger ses actifs

Chez SFG Services financiers et Services financiers Roger Leduc, des partenaires en placement et en assurances, stimuler l’éveil du client en matière de relève compte également parmi les préoccupations de l’heure.

« L’entreprise est une entité propre dont on veut assurer la pérennité, évoque le président de SFG, Christian Girard. Il est capital de mettre en place des produits pour y arriver, car le but ultime de l’entrepreneur, ne l’oublions pas, c’est de prendre sa retraite. »

Pour les gestionnaires des deux firmes, les propriétaires d’entreprise doivent prendre conscience qu’ils sont constamment exposés à des imprévus – décès, invalidité permanente, départ d’un actionnaire – et que la préparation d’une convention qui les place à l’abri des mauvaises surprises est fondamentale.

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« Si le plan de match est bon, on arrive à protéger ses actifs », reprend M. Girard, qui indique au passage, faisant allusion à l’intérêt des bénéficiaires dans la transaction, que son rôle consiste aussi à « permettre la sortie de sommes importantes, avec le moins de pertes possible, et dans le respect des règles fiscales ».

En étant au service des chefs d’entreprise, en faisant partie de comités consultatifs au sein desquels il est possible de travailler avec les professionnels en place dans chacun des dossiers de transfert, SFG Services financiers et Services financiers Roger Leduc contribuent par ailleurs à fournir une chance supplémentaire à l’opération d’être couronnée de succès.

« Nous sommes des gens de première ligne, qui fonctionnent un peu à la manière de chefs d’orchestre. Des généralistes qui ont une vision d’ensemble et qui sont en mesure de rapprocher les propriétaires d’entreprise de pistes de solution », conclut pour sa part Roger Leduc.

La bonne personne à la bonne place

Pour BOOST Coaching corporatif et formation professionnelle, un chef d’entreprise se doit d’être constamment en mode relève. Ici, on mise sur la création d’un partenariat avec les équipes de gestion pour mener à bien l’opération.

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©Jean Rodier - Autojournal

« Nous accompagnons les gestionnaires sur le terrain, confirme le directeur général de la firme, Philippe Lellbach. Les programmes que nous élaborons sont personnalisés et nous demeurons disponibles tout au long du processus. » Voilà des solutions concrètes, qui s’appuient sur un diagnostic d’entreprise et qui respectent la philosophie, la culture et la mission de celle-ci.

« Il faut cibler les enjeux, reprend M. Lellbach. D’autre part, le défi demeure de placer les bonnes personnes aux bonnes places, dans le processus de transfert. Cet exercice, nous le réalisons notamment à l’aide d’entrevues et de tests psychométriques. En déterminant les zones de performance optimale des gens choisis pour occuper les postes stratégiques, on parvient également à maintenir la motivation des troupes. »

Président et cofondateur de BOOST, Charles Lebel ajoute que le dirigeant qui prend sa retraite a aussi besoin d’être accompagné. « Plusieurs continuent de s’accrocher, et ce, de toutes sortes de façons, explique-t-il. Tout en respectant le rythme de chaque entrepreneur, il faut voir à ce que celui-ci parvienne à se consacrer à d’autres activités, hors de l’entreprise. Ce n’est pas toujours chose facile ! »

S’il est un message que les deux spécialistes souhaitent communiquer, c’est qu’une entreprise ne peut jamais valoir davantage que ce qu’il lui est possible de transférer. « Si le propriétaire s’en va, l’entreprise doit pouvoir poursuivre sa croissance avec autant de détermination tout en profitant de la fougue de la relève », termine le directeur général du cabinet d’experts.

Générer des occasions d’affaires

Maximiser la valeur de l’entreprise : voilà l’un des objectifs que vise le cabinet de services professionnels Samson Bélair/Deloitte & Touche lorsqu’engagé dans une démarche de relève entrepreneuriale. « Dans une perspective de vente éventuelle, la croissance est importante, soutient l’associé délégué aux conseils financiers de la firme, Michel K. Landry. En fait, on veut créer de la valeur pour que l’entrepreneur puisse se retirer avec le plus d’argent possible, tout en assurant la pérennité de l’entreprise à la suite du transfert. »

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Soirée pyjama au Musée de la civilisation ©Frédéric Lavoie

À travers le réseau local, national et mondial du cabinet, chaque associé assigné à un dossier se fait un devoir de repérer et de générer des occasions d’affaires pour ses clients. « Chez nous, ceux qui agissent comme premiers répondants connaissent l’ensemble des services que nous offrons, tient à mentionner un autre associé délégué de Samson Bélair/Deloitte & Touche, René Forgues. Quand il y a un besoin, ils sont en mesure de cibler la meilleure personne dans notre équipe pluridisciplinaire pour répondre à ce besoin. »

Encore une fois, une attention particulière est portée à l’accompagnement du propriétaire qui prépare son départ et aux gens qui assureront la relève. « On voit trop souvent des entrepreneurs qui commencent le transfert seuls, qui créent des attentes, qui font une mauvaise planification. La qualité du management est primordiale dans la démarche et il importe de distinguer la vie de l’entrepreneur de celle de l’entreprise », rend compte M. Landry.

Des solutions flexibles

Planifier longtemps d’avance – les experts s’entendent d’ailleurs tous sur cette condition gagnante en matière de relève entrepreneuriale –, mobiliser l’ensemble des intervenants au dossier et optimiser le prix de vente de l’entreprise constituent quelques-uns des mots d’ordre de l’équipe des Services financiers aux entreprises de la Banque Laurentienne.

Lors de transactions de ce type, l’institution financière intervient sur deux plans. En ce qui concerne l’acquéreur, il s’agit bien entendu du financement de la transaction, et pour le vendeur, de la gestion des sommes reçues.

« Comprendre le modèle d’affaires de l’entrepreneur dans le but de lui proposer un financement sur mesure est essentiel, intervient Jonathan Legault, vice-président adjoint, Services financiers aux entreprises à la Banque Laurentienne. Chez nous, des solutions flexibles pour la réalisation de projets sont offertes et nous n’hésitons pas à travailler avec d’autres partenaires financiers ; c’est une souplesse que nous avons choisi de nous donner. »

Une fois la transaction réalisée, en fonction des objectifs à atteindre, différents spécialistes peuvent être intégrés à la démarche en ce qui a trait à l’administration des liquidités. « Le but est de simplifier la démarche pour les parties impliquées, justifie M. Legault. Si des contraintes se posent, nous en tenons compte et travaillons avec celles-ci. »

En plus de miser sur une équipe de professionnels compétents et bien réseautés établie à Québec, la Banque Laurentienne fonde sa réputation sur sa capacité à offrir du soutien à tout type d’entreprise, à tout moment dans le processus de transfert, et en proposant une gamme complète de produits et services aux particuliers et aux entreprises.

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