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Le point sur nos équipes sportives à Québec

1er septembre 2011 - Par Johanne Martin

On a souvent dit de Québec qu’elle représentait un petit marché pour les équipes sportives de haut niveau. Petit marché peut-être, mais qui profite tout de même de la présence de clubs qui connaissent du succès et qui, somme toute, s’en tirent plutôt bien financièrement. Pour les Remparts, le Rouge et Or, les Kebs et les Capitales, originalité des stratégies d’attraction du public et engagement de la part des commanditaires se combinent pour mener les différentes organisations à bon port.

On le sait : Québec n’est pas Montréal. Le départ des Nordiques en 1995 et le retour possible d’une équipe de la Ligue nationale de hockey continuent d’alimenter le débat sur l’existence d’un marché viable dans la capitale. Si le doute subsiste toujours pour certains, la question ne devrait toutefois pas faire oublier que d’autres organisations composent et performent dans l’environnement qu’offre Québec.

À la base de la stratégie employée par plusieurs équipes : attirer les familles. Si le plan publicitaire de la plupart d’entre elles vise l’atteinte de ce public cible, la structure tarifaire a aussi été élaborée en fonction de rendre la présence aux parties accessible au plus grand nombre de spectateurs possible.

« Chez nous, le prix moyen d’un billet de saison revient à environ 6 $ par match, illustre le président des Remparts de Québec, Claude Rousseau. Qui plus est, pour 20 $ par année, les enfants qui sont détenteurs de ces billets sont admis à toutes les parties. L’aménagement du Colisée Pepsi, avec sa zone Nintendo, a également été pensé pour permettre aux jeunes de vivre une expérience qu’ils ont envie de renouveler. »

Par l’entremise des partenaires du club, les Kebs, de leur côté, distribuent des billets gratuits dans les écoles. « À cela s’ajoutent annuellement une vingtaine de visites dans les établissements d’enseignement en compagnie des joueurs pour faire la promotion du basket-ball, rend compte le directeur général de la seule équipe professionnelle à jouer l’hiver dans la capitale, Vincent Bernier. L’utilisation des réseaux sociaux tels que Facebook et Twitter fait aussi partie de notre stratégie pour rejoindre notre public. »

Des coûts d’entrée abordables pour les familles, auxquels viennent se greffer, pour plusieurs organisations, des activités qui contribuent à créer un événement, une fête autour de chacun des matchs. « Les tailgates familiaux et corporatifs, de même que les partys d’après-match de l’équipe de football du Rouge et Or, par exemple, attirent énormément et ont un effet contaminant, lance le directeur des programmes sportifs associés à l’Université Laval, Gilles Lépine. Il y a également ces superspectateurs qui forment le Booster Club et qui sont, pour une bonne part, responsables de l’ambiance festive particulièrement appréciée par les gens pendant les parties. »

Tributaire de la température extérieure, et parce que le club joue au Stade municipal tous les soirs, une semaine sur deux, les Capitales de Québec proposent des promotions spéciales entre les manches ainsi que des soirées thématiques pour parvenir, le plus possible, à remplir ses gradins. « Nous avons récemment fait une soirée cow-boy, une soirée pour les femmes enceintes et une soirée chasse au trésor ; c’est une plus-value qui nous permet de maintenir l’assistance à un niveau intéressant, précise le directeur général de l’équipe professionnelle de baseball, Alexandre Harvey. Les spectateurs veulent voir une bonne équipe et passer un bon moment ; il faut leur offrir plus qu’un simple match de balle ! »

Pour le directeur des programmes du Rouge et Or, la qualité des installations participe aussi au succès d’une équipe pour ce qui est de l’attraction du public. « En ce qui nous concerne, l’amélioration des places assises et la présence d’un écran géant, notamment, ont leur importance dans les efforts que nous déployons pour amener des amateurs à nos matchs. »

Des partenaires fidèles et engagés

Si les spectateurs sont essentiels à la survie d’un club sportif de haut niveau, ses partenaires financiers le sont tout autant. Généralement assez stables en nombre – quoique certaines organisations en comptent quelques nouveaux chaque année –, leur contribution a tendance à suivre l’augmentation des dépenses des équipes.

Passé aux mains de Jean Tremblay du Groupe Vertdure en octobre dernier, le club des Capitales de Québec a, évidemment, vu la liste de ses partenaires s’allonger depuis la vente de l’équipe, auparavant propriété d’un homme d’affaires américain. « Nous profitons par ailleurs de partenariats de longue date et tentons de maximiser l’implication dans la communauté des entreprises qui nous accompagnent dans l’aventure », commente Alexandre Harvey.

Du côté des Remparts de Québec, qui ont aussi la chance de pouvoir profiter des relations d’affaires du propriétaire de l’équipe, Jacques Tanguay, « les partenaires font partie des décisions et sont régulièrement consultés », explique Claude Rousseau.

Les Kebs n’échappent pas non plus à cette règle qui semble concourir à la réussite de chacune des organisations. « Nous nous comportons comme une famille, et une fois par année, nous nous assoyons avec nos partenaires, qui sont partie prenante du développement de l’équipe. Notre approche est bidirectionnelle », exprime le dirigeant de la formation, qui s’apprête à intégrer la Ligue nationale de basketball.

Le Rouge et Or, pour sa part, emploie une formule qui met à contribution tant les employés de l’Université Laval que des hommes et des femmes d’affaires de la région. « C’est ce qu’il est désormais convenu d’appeler le secret de Laval, annonce fièrement Gilles Lépine. Chaque club a son propre conseil d’administration, qui fonctionne de manière autonome avec l’aide de bénévoles possédant un vaste réseau de contacts. Les équipes sont cogérées et les administrateurs ne sont pas là uniquement pour s’occuper du financement. »

Le football agit, bien entendu, comme un levier et sert de locomotive pour tous les clubs du Rouge et Or. « Toutes les fois qu’un partenaire est sollicité, on ouvre la porte pour les autres formations, souvent moins visibles, et les commanditaires finissent par embarquer de belle façon. Le Rouge et Or est vendu comme un ensemble, ce qui nous amène d’ailleurs à transférer l’engouement pour le football au basket-ball et au volley-ball en période hivernale, conclut le directeur des programmes. C’est la clé du succès ! »

Les Remparts de Québec

  • 15 ans d’existence (depuis le retour de l’équipe)
  • 68 parties jouées en saison régulière
  • 11 500 personnes en moyenne à chaque match
  • Champions de la coupe Memorial en 2006

Rouge et Or (football)

  • 15 ans d’existence
  • 9 parties jouées en saison régulière
  • 12 500 personnes en moyenne à chaque match
  • Championne de la coupe Vanier en 1999, 2003, 2004, 2006, 2008 et 2010

Les Kebs de Québec

  • 6 ans d’existence
  • 36 parties jouées en saison régulière
  • 2 200 personnes en moyenne à chaque match joué au PEPS (5 000 au pavillon de la Jeunesse)
  • Champions de leur division en 2010

Les Capitales de Québec

  • 13 ans d’existence
  • 54 parties jouées en saison régulière
  • 3 000 personnes en moyenne à chaque match
  • Champions de la Ligue Can-Am en 2006, 2009 et 2010
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